GUIDE TOURISTIQUE A DESTINATION DES ILES GRECQUES : VOYAGE SUR L'ILE DE TINOS

DESCRIPTIF, GEOGRAPHIE DE L'ILE DE TINOS :

Située entre les îles d'Andros et de Mykonos, l'île de Tinos est une île ventée située dans le couloir où circule le fameux meltem, le vent du nord des étés grecs. Elle a une superficie de 194 km2, c'est une île assez verte malgré le fait qu'elle soit relativement montagneuse en raison de deux ensembles : les monts Tsinias à 725 mètres d'altitude et les monts Prasa et Mesovouni (616 et 649 mètres), qui permettent de recevoir des eaux de pluies l'hiver et d'approvisionner des sources. Par contre les arbres s'y développent moins facilement en raison des vents importants et l'été l'île peut paraître aride lorsque les herbes des collines sont roussies par le soleil.
L'eau était encore au milieu du 20ème siècle suffisante pour les habitants (aux alentours de 8000) et pour les cultures maraichères concentrées dans de petites vallées irriguées (Livadia, Agapi, Potamia, Komi), mais depuis le développement touristique (principalement les pèlerinages à la vierge à la panagia Evangelistria), les demandes en eau sont devenues trop importantes et une grande partie de cette eau provient maintenant du continent transportée par bateaux citernes.
L'île est très populaire en Grèce en raison de son icône miraculeuse conservée dans la grande église située au dessus du port de Tinos et visible bien avant d'arriver. Le « Lourdes » grec atteint son paroxysme lors des fêtes du 25 mars et du 15 août, et chaque fin de semaine lorsque les pèlerins en pénitence remontent à genoux la longue rue Megalochori qui va du port au parvis de l'église Panagia Evangelistria.
L'île mérite plus que cette première vision « d'île sainte », lorsque l'on débarque du ferry, car elle conserve un aspect traditionnel avec ses nombreux villages blancs cachés dans les vallées intérieures de l'île, ses pigeonniers éparpillés, ses chapelles et monastères, ses carrières de marbre blancs et verts de Pirgos, et ses marbres bleu gris qui ont été prisés lors de la construction du site de Délos (mais aussi pour le Louvre, Buckingham palace et la ville d'Athènes, ses marbres sont encore exportés), ses artisans sculpteurs (ateliers de sculpture du village de Pirgos), etc....

MYTHOLOGIE, HISTOIRE DE L'ILE DE TINOS :

Aux origines mythologiques l'île de Tinos s'appelait en ancien grec Ophioussa « l'île aux serpents », le dieu des mers, Poséidon, envoya des cigognes les dévorer afin qu'elle devienne l'île d'Eole, le dieu des vents (qui serait le fils de Poséidon, ceci pouvant expliquer les faits).
D'après une autre légende, son nom viendrait de Tanoth qui signifie Serpent en Phénicien. Les dieux des mers et des vents (Poséidon et Eole) auraient peut-être boutés les phéniciens hors d'Ophioussa et auraient conservé le nom phénicien déformé en Tenos pour la désigner. 
Des fouilles entreprises ont permis de trouver des maisons de l'âge du bronze et de la civilisation cycladique qui montre une occupation entre 3000 à 1500 avant J.C.
L'île aurait été habitée à l'origine par des cariens puis des phéniciens (ce qui nous rapproche de la légende mythologique) et vers les années 1000 avant J.C par des ioniens comme sa voisine Andros. Elle était connue pour être riche en eau (textes de Pline l'ancien et d'Aristote) et pour cette raison aurait aussi été appelée Hydroussa. Il est vrai qu'il y a 2500 à 3000 ans la population était moindre et plus économe, les nappes phréatiques ne tarissaient pas au cœur de l'été. 
Au 6ème siècle avant J.C la ville d'Erétria en Eubée conquiert Tinos et une grande partie des Cyclades, l'île développe ses carrières de marbre, celui-ci est utilisé dans beaucoup de constructions antiques. Pendant les guerres médiques, elle est alliée d'Athènes, ses hoplites participent à la bataille de Marathon, mais elle est occupée par les Perses et doit fournir des vaisseaux à ces occupants. Un navire de Tinos s'échappe et prévient les grecs de l'attaque qui se prépare et, en partie grâce à ces informations, les athéniens et leurs alliés écrasent les Perses à la bataille navale de Salamine. Elle retourne dans la ligue de Délos dont elle suivra les vicissitudes, jusqu'à la bataille de Cheronée (en 338 avant J.C) date à laquelle elle est dominée par les macédoniens. Ensuite elle suit les différentes conquêtes, elle devient romaine puis byzantine. Elle subit, comme les autres îles, les incursions de peuples barbares et des pirates qui régulièrement envahissent les îles pour des razzias.
En 1204, après la prise de Constantinople, les vainqueurs se partagent les restes de l'empire byzantin. Les Cyclades reviennent aux vénitiens qui laissèrent les îles à qui les occuperaient. Elle est conquise par des chevaliers francs qui instaurent un système féodal. Après différentes guerres, en 1520, les vénitiens reprennent possession de l'île directement. En 1538, elle est pillée par Barberousse, entre 1570 et 1572 les turcs essaient de s'en emparer et subissent de lourdes pertes, mais en 1715 ils prennent enfin possession et l'île de Tinos demeure sous leur autorité pendant un siècle jusqu'à la guerre d'indépendance en 1821 (sauf pendant 4 ans de 1770 à 1774 où elle est occupée par la flotte russe). Pendant la guerre d'indépendance, une partie de la population participe aux combats, et, elle devient une île refuge pour les grecs de Chio et de Psara (après les massacres de Chio), elle devient membre du nouvel état grec indépendant (proclamée en 1830). 
C'est en 1823 que la fameuse icône miraculeuse de la vierge a été trouvée et que l'île se transforme en lieu de pèlerinage pour tous les grecs orthodoxes.

A DECOUVRIR SUR L'ILE DE TINOS :

- La capitale Chora : La petite capitale de l'île est un port caractéristique des Cyclades avec ses maisons blanches, quelques petites rues commerçantes et des restaurants traditionnels où viennent les grecs en pèlerinage, ce qui garantit une cuisine de qualité. Les principales routes vers les plages et l'arrière pays partent de la ville de Tinos, elle est donc un point de passage presque obligé pour visiter l'île. La ville ne possède pas d'hôtels de grande qualité et il est préférable de loger à quelque distance. La majorité des grecs orthodoxes passent par l'église de la Panagia Evangelistria située sur les hauteurs de la ville et construite en marbre blanc, ils viennent se recueillir devant la fameuse icône miraculeuse (demeurée en terre pendant 850 ans et peinte autour de l'an 1000) qui aurait guéri le roi de Grèce Constantin 1er en 1915.
- Musée Archéologique : situé rue Megalochori (la rue centrale qui monte à l'église de la Panagia), il présente quelques amphores et lecythes datées du 10 au 7ème siècle avant J.C trouvées sur le site antique situé près d'Exobourgho (périodes géométrique archaïque et classique dont certaines présentent sur les parois des scènes en relief avec soldats casqués, courses de chars, combat de lions et de chevaux, etc...).

Les villages de l'intérieur :
- Les villages situés à l'intérieur de l'île ont souvent conservé leur aspect traditionnel des îles des Cyclades, il faut partir à leur découverte, s'arrêter et vagabonder pour apprécier leurs charmes.
Arnados, Tripotamos, Sténi, Falatados, Komi (un des plus grands villages de l'intérieur), Triandaros, Dio Choria (belle vue sur le monastère de Kechrovounio), Agapi (pigeonniers), Karia, Klikados, Volax, Tarabados(pigeonniers), Kardiani (vieilles maisons et chapelles), Isternia (artistes contemporains), Pirgos (village de sculpteurs et carrières à proximité dont celles du village de Marlas 2km au nord).
Sur le rocher d'Exobourgho (entre Koumaros et Messi) les ruines de la ville vénitienne détruite après la conquête turc en 1715 et aussi à proximité la ville antique (vestiges au musée archéologique de Tinos).
- Les pigeonniers de Tinos : l'île posséderait environ 600 à 1300 « peristerionas », l'élevage a été introduit par les vénitiens : le village de Tarabados en possède plusieurs encore en bon état.

Les églises et monastères :
- Monastère Kechrovounio : ce monastère construit au 12ème siècle, est un couvent important pour l'île puisque c'est là qu'une religieuse (sainte Pélagie depuis 1971) vit, selon la légende, deux fois en songe en 1822, la vierge lui révéler le lieu où était enfoui une icône vieille de 850 ans. La saint icône a été trouvée en janvier 1823 et beaucoup de grecs ont envoyé des dons pour construire l'église qui maintenant surplombe la ville de Tinos. 

Les plages :
un bref aperçu des plages les plus connues de l'île de Tinos.
- Agios Fokas : plage de galets situé juste à la sortie de la ville de Tinos.
- Agios Sostis : à environ 5km de Tinos à l'est. 
- Kionia : plage de galets et gros sable, proche du village les ruines du site archéologique de Poséidon et d'Amphitrite du 4ème siècle avant J.C (période hellénistique). Le petit village balnéaire possède quelques locations et hôtels.
- Panormos : petit port situé à 2 km de Pirgos avec à proximité une plage
- Loutra-Kolymbithra : à 2 km de Komi plusieurs belles plages de sable au fond d'une baie bien protégée. 
- Kalyvia : située au sud de Kardiani (1,5 km environ). 

Comment arriver à Tinos depuis la France et depuis la Grèce?

- Vols réguliers Paris Athènes : vols quotidiens avec Air France et Aegean Airlines pour Paris Athènes vols réguliers puis ferrys entre Rafina et Tinos ou le Pirée et Tinos.

-vols Charters Paris Mykonos puis ferry Mykonos Tinos
- Vols réguliers Paris Athènes ou charters Paris Athènes (départs de province en saison touristique Lyon, Nantes, Toulouse, Marseille, Strasbourg, etc...) puis bateaux au départ de Rafina ou du Pirée pour le port de Tinos. Différents bateaux sont possibles suivant les périodes et compagnies maritimes: highspeed ou ferrys.
- Nombreux bateaux entre les îles des Cyclades au départ du port de Tinos pour Andros, Mykonos, Syros, Naxos, Paros, etc... 

Nos possibilités de séjour sur l'île de Tinos :
Hôtels de diverses catégories (A, B, C) situés dans les différents villages de l'île : Chora, Agios Ioannis, Kionia.

Locations de studios et appartements à Kionia.
Locations de maisons : non disponible à Tinos.

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